Travail

Reconversion en développeur web : mon parcours en 2026

1 juillet 2026 · 7 min

En 2013, à la naissance d’Émilie, j’ai pris une décision : quitter le salariat. Pas pour « suivre ma passion du code ». Pour être là. Pour avoir le choix d’être présent aux moments qui comptent.

C’est comme ça que la reconversion en développeur web freelance a commencé pour moi — pas avec une grande vision, mais avec un choix de vie.

Ce que personne ne te dit sur la reconversion dev

La plupart des articles sur la reconversion en développeur web te parlent des bootcamps, des langages à apprendre, du salaire à la sortie. Rarement de ce qui se passe après.

Après, c’est deux à trois ans d’instabilité. Des missions à 200 €/jour alors que tu te vends à 400. Des clients qui te testent, qui négocient, qui disparaissent. Des nuits à coder parce que la journée tu gères le reste.

Je ne dis pas ça pour décourager. Je dis ça parce que si tu y vas préparé, tu ne seras pas surpris. Et si tu n’es pas surpris, tu tiens.

La stack ne compte pas autant que tu le crois

En 2013, j’ai commencé avec PHP et jQuery. Aujourd’hui je bosse en React, TypeScript, Node.js. J’ai intégré des agents IA dans mes workflows. La stack a changé trois fois.

Ce qui n’a pas changé : la capacité à comprendre un problème métier, à le décomposer en quelque chose de livrable, et à communiquer pendant que tu le construis.

C’est ça qui fait un bon dev freelance. Pas la maîtrise du dernier framework.

Le vrai problème de la reconversion : la distribution

La majorité des développeurs reconvertis butent sur la même chose — pas le code, mais trouver des clients.

On passe 90% du temps à apprendre à coder, et 10% à apprendre à se vendre. C’est l’inverse qu’il faudrait, surtout au début.

Mon conseil : commence à parler de ce que tu construis avant que ce soit “prêt”. Le premier client qui t’a fait confiance le fait parce qu’il t’a vu progresser, pas parce qu’il a vu un portfolio parfait.

La reconversion comme choix de vie, pas de carrière

15 ans plus tard, avec un deuxième enfant qui arrive cet été, je refais le même calcul.

Le code est le moyen. La liberté de temps est le but. La reconversion en développeur web m’a donné ça — pas immédiatement, pas sans galères — mais elle me l’a donné.

Si tu te poses la question de te reconvertir : la question que tu dois vraiment te poser, ce n’est pas “est-ce que je serai assez bon ?” C’est “est-ce que je suis prêt à tenir pendant les premières années difficiles ?”.

Si la réponse est oui, le reste s’apprend.

Questions fréquentes

Est-il possible de se reconvertir en développeur web sans diplôme ?

Oui. Le développement web est l'un des rares métiers tech où les recruteurs (et surtout les clients freelance) regardent d'abord ce que tu as livré, pas ton parcours scolaire. Un portfolio de 3 projets concrets en prod pèse plus qu'un master en informatique sans projets.

Combien de temps faut-il pour se reconvertir en développeur web ?

De 6 mois à 2 ans selon le point de départ et le temps disponible. Le vrai facteur : combien d'heures réelles tu passes à coder des projets réels (pas des tutos). 500 heures de projets concrets changent plus un profil que 2000 heures de cours en ligne.

Faut-il passer par une formation bootcamp ou apprendre seul ?

Les deux marchent. Le bootcamp structure et crée des deadlines — utile si tu as du mal à t'autodiscipliner. L'apprentissage autonome est plus lent mais plus ancré. Dans les deux cas, le vrai apprentissage commence quand tu codes ton premier projet sans sujet imposé.

Comment trouver ses premiers clients en freelance dev après une reconversion ?

Commence par ton réseau immédiat. Le premier client vient rarement de LinkedIn ou Malt — il vient d'un ancien collègue, d'un ami entrepreneur, d'un commerçant local. Propose un tarif honnête, livre ce que tu as promis, et le bouche-à-oreille fait le reste.

On attend notre petit garçon pour août 2026.

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